Ciblez les entreprises.
N'envoyez pas une lettre passe-partout à toutes les entreprises.
Choisissez celles qui vous intéressent et menez votre enquête : quels
sont leur secteur d'activité, leur taille, leur chiffre d'affaires,
leurs produits, leurs marchés, leurs objectifs de croissance, leurs
projets... Toutes ces informations vous serviront à argumenter votre
lettre. Elles prouveront que vous n'écrivez pas à ses entreprises par
hasard.
Où trouver ses informations ? Pour vous aider dans votre recherche, consultez la documentation papier de l'ANPE, de l'APEC et des chambres de commerce et d'Industrie (AFCI). Sollicitez les organisations professionnelles. Plongez-vous dans les annuaires du Kompass et du Bottin des entreprises.
Lisez la presse économique et sociale. Demandez aux entreprises que
vous intéressent de vous envoyer leur plaquette d'information ou leur
rapport annuel. Visitez leur site Internet. Pour les métiers et les
postes, pensez aux 420 fiches métiers et 420 vidéos métiers de France 5.
Ecrivez à une personne précise. Votre lettre doit être nominative. Adressez-la, soit au responsable du recrutement, soit au responsable d'un service. Pour connaître ses coordonnées, téléphonez à la société. Si cela est nécessaire, demandez à ce qu'on vous épelle son nom.
Soyez direct et convaincant. La première phrase de votre lettre doit accrocher l'intérêt de votre destinataire, lui expliquer pourquoi vous écrivez à son entreprise, et pas à une autre. C'est le moment de lui préciser le poste que vous visez ou de lui suggérer des pistes d'emploi possibles. Puis, montrez que vos compétences sont en adéquation avec ses activités et ses besoins, actuels ou futurs. Enchaînez sur vos expériences, vos formations ou vos qualités, tout en veillant à ne pas répéter votre CV. Enfin, sollicitez une rencontre en lui proposant de le rappeler d'ici quelques jours. N'oubliez pas la formule de politesse, la plus sobre possible, et votre signature.
A éviter : les erreurs concernant l'entreprise, les fautes d'orthographe et de syntaxe, les termes négatifs, les formules toutes faites, banales ou administratives, un ton impersonnel, familier ou trop poli, la flatterie. A manier avec précaution : l'originalité et l'humour.